top of page

PARCOURS

D’une image, l’autre

Corinne Costa-Erard

(peintre et installationniste interactionniste)

 

Le corps humain,

catalyseur de métamorphoses

entre réalités et apparences

 

Biographie : Corinne Costa Erard 

L’Héritage de la métamorphose : Originaire de Nancy, Corinne Costa Erard a puisé dans l’héritage de l’Art Nouveau une fascination pour la métamorphose de la matière et l'intelligence des formes organiques. Son œuvre explore le « passage » : celui de la lumière, du geste et de la trace, où le corps humain devient le catalyseur d’une alchimie entre l'invisible biologique et la matérialité plastique.

De l’orfèvrerie de l’intime à la médiance : Sa quête mène l’artiste vers l’exploration de la porosité entre l’organique et le minéral. Dans son triptyque pivot In’time, la fusion entre l’intérieur et l’extérieur incarne sa réflexion sur la médiance (Augustin Berque) : l’idée que l’être n’est pas « face » au monde, mais qu’il fait corps avec lui, dans un échange constant de flux et de textures.

L’art au scalpel des sciences : une esthétique de la rétroaction. Loin d’un esthétisme numérique de surface, sa pratique utilise la technologie comme un révélateur. En collaboration avec des centres de recherche et des écoles d'ingénieurs (notamment Polytech Nancy), elle développe des protocoles visant à rendre visibles les signaux invisibles du corps. À travers des installations immersives comme [SÃ], elle place le « spect-acteur » au cœur d’une boucle de rétroaction sensible, interrogeant la responsabilité de l’être face à son propre double.

L’œuvre-relation : un contrat de citoyenneté sensible. Un point de bascule essentiel unit des projets comme In’time Signature et SILEX : leur existence dépend de l’implication active de leurs protagonistes. Cette dimension collaborative transforme l’acte artistique en un contrat de confiance. En archivant le geste de l'autre, Corinne Costa Erard crée une biographie de la matière, faisant de chaque participant le co-auteur d’une mémoire collective et politique.

Une plasticienne de l’habité et du territoire. Affirmant sa stature de conceptrice d’environnements, elle s’approprie l’espace — de la monumentalité de Réflexion/Résonance au « fil d’Ariane » du Château de Lunéville — pour ériger des architectures de l’intime. Sa vision systémique permet à l’œuvre de structurer le territoire et de faire dialoguer les savoir-faire ancestraux avec les outils prospectifs. 

L’Essence du Geste : Du Pinceau au Pixel. La peinture et le dessin constituent son ancrage charnel indispensable. Cette cartographie première garantit que les hybridations numériques ou minérales conservent la vérité vibratoire et l’humanité du geste initial. Le pixel n'y est pas une froide unité de mesure, mais une poussière de lumière au service du sensible.

SILEX : L’archéologie du geste et l’écologie de l’appartenance. Le projet SILEX synthétise cette trajectoire à travers une recherche sur l'homéostasie des traces :

•    Les Portraits SILEX : Transcription de la saisie photographique du mouvement en une sédimentation plastique.

•    Les Carrés 379 : Révélation brute et archéologique de l’empreinte où le derme devient une « matière-monde ».

•    SILEX Paysage : Mutation graphique où le regard franchit la frontière de l’humain pour entrer dans le territoire minéral.

S’appuyant sur les recherches de Merleau-Ponty, Marc-Williams Debono, l'artiste propose une écologie de l’appartenance. En révélant notre triple nature — minérale, végétale et animale — elle replace l’humain dans le cycle du vivant : 

Respecter le geste de l’autre, c’est soigner le paysage, car ils procèdent d'un même équilibre.

Disclaimer : All works, words, and images are copyrighted by Corinne Costa Erard These low resolution images are for viewing purposes only. It is illegal to save, reproduce or distribute any of the images in any way. If you are interested in the publication or use of an image please contact Corinne Costa Erard in the contact section.

bottom of page